Arrêtons de prendre les enfants pour des cons

Un long billet, Arrêtez de prendre les enfants pour des cons, parle du nivellement par le bas constaté dans la réédition de classiques littéraires.

Faut-il rayer le passé simple des livres pour permettre à plus d’enfants de comprendre et d’être motivés à lire? « Harry Potter est écrit au passé simple dans un niveau de langage plutôt exigeant, ce qui n’a pas empêché une flopée de mômes de s’en emparer. »

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« Mais il y a une chose que je ne supporte pas, surtout quand ce sont les éditeurs et les parents qui s’y mettent : qu’on prenne les enfants pour des cons et qu’au prétexte qu’ils seraient désormais incapables de lire des histoires un peu compliquées (voire de lire tout court), on décide pour eux de les cantonner en division d’honneur, à l’abri de la première division où jouent Proust, Céline et Joyce par peur de les y voir un jour entrer. (…) Mais contraindre un enfant à baigner dans le même bouillon pour ne pas le tirer vers le haut, c’est s’exposer à créer des générations d’illettrés. »

« Quand on part du principe que les enfants sont trop bêtes pour comprendre quelque chose, pas assez doués, pas assez éduqués ou pas assez intéressés, on restreint le champ de leurs possibilités. On ne leur donne pas les moyens — ne serait-ce que le simple choix — de s’améliorer. On les condamne à tremper dans un bain dont on ne changerait jamais l’eau. »

Et vous, qu’en pensez-vous?

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À propos de Mariève Paradis

Éditrice et cofondatrice, Mariève est journaliste indépendante depuis 2005. Elle travaille sur plusieurs plateformes (web, magazines, hebdomadaires, radio et télévision). Elle cumule deux prix en journalisme, la Bourse Fernand-Seguin en vulgarisation scientifique et la Bourse en journalisme des Instituts de recherche en santé du Canada qui lui a permis de faire des reportages au Nunavik et au Groenland en 2012.

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