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Mai
Stress et grossesse, des effets sur le développement du foetus
Stress et grossesse, des effets sur le développement du foetus

Le cortisol, une hormone de stress pouvant traverser le placenta lorsqu’elle est sécrétée en grande quantité, perturbe le développement du cerveau du foetus et pourrait être lié à divers troubles psychiatriques.

La Presse s’est penchée sur une étude récente menée par deux chercheurs montréalais de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas qui ont observé les cerveaux de 80 nouveau-nés par résonance magnétique et ont observé des différences entre ceux dont les mères avaient été anxieuses pendant leur grossesse et les autres. «Chez les nouveau-nés de mères anxieuses ou déprimées, les structures cérébrales liées à la gestion du stress, au traitement sensoriel, au fonctionnement social et à l’humeur étaient singulières,» explique la journaliste Marie-Claude Malboeuf.

Un nombre croissant d’études révèle que le stress gestationnel peut provoquer le développement de divers troubles psychologiques ou psychiatriques chez les enfants. Certains cas extrêmes augmenteraient même le risque d’autisme ou de schizophrénie.

Afin d’écarter la possibilité que les différences observées entre les cerveaux d’enfants de mères anxieuses et ceux de mères calmes ne soient dues qu’à la génétique, Dre Suzanne King a étudié l’impact d’un stress entièrement indépendant de la mère : la crise du verglas de 1998. Depuis 17 ans, elle étudie le développement d’enfants qui étaient dans le ventre de leur mère pendant la crise, excluant donc tout impact génétique ou environnemental.

Parmi les différentes sources de stress que peuvent connaître les femmes enceintes, l’article mentionne des suivis médicaux qui peuvent être inquiétants, la pression de la performance, mais aussi l’impression de solitude des mères. Le manque de formation des médecins afin de détecter l’anxiété ou la dépression chez les femmes enceintes empêcherait les femmes enceintes d’obtenir un suivi psychologique adéquat. La raison principale: le tabou de la possibilité d’être déprimée et enceinte.

Dans le dernier dossier sur la maladie mentale des enfants, Planète F, qui a rencontré les chercheurs de l’Institut Douglas, parlait aussi de l’impact du stress de la mère sur le foetus.

Écrit par Andréanne Moreau

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Commentaires

  1. Sara

    Quand j’ai lu ça, j’ai été complètement flabbergastée :
    « Pendant des décennies, les médecins croyaient qu’une plus grande quantité d’hormones lors de la grossesse protégeait les femmes contre la dépression. Cette croyance appuyait le mythe social selon lequel « toute femme enceinte est heureuse car elle donne la vie ». Le fait qu’une femme puisse souffrir de dépression pendant la grossesse était relativement nouveau et, par conséquent, la plupart du temps la maladie n’était pas diagnostiquée. Vers la fin des années 70 et au cours des années 80, les chercheurs ont découvert que bon nombre des femmes dépressives après la naissance de leur enfant l’étaient également pendant leur grossesse. »

    http://www.phac-aspc.gc.ca/mh-sm/preg_dep-fra.php

    Il y a vraiment un gros travail à faire pour améliorer le suivi des femmes enceintes… Pour l’instant, les médecins se préoccupent de l’état physique de la femme enceinte, mais aucunement de son état psychologique… Un petit test écrit pourrait grandement aider! (Je sais que ce genre de test est fait par certains médecins aux États-Unis.) Souvent, la dépression appelée « postpartum » a en fait commencé bien avant l’accouchement…

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