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Nov
Apprendre la musique pour l’empathie
Apprendre la musique pour l’empathie

Une étude de l’Université de Toronto-Mississauga démontre que suivre une année de cours de musique, particulièrement de ukulélé, peut aider les enfants de 3e et 4e année à développer de l’empathie.

84 enfants ont participé à cette étude dirigée par le psychologue Glenn Schellenberg. 48 enfants ont suivi un cours de musique de 40 minutes pendant 10 mois, donc une année scolaire. Les autres ont été à l’école du quartier dans un milieu sociodémographique similaire, sans cours de musique.

Au début et à la fin de l’année, les enfants ont répondu à une série de tests pour mesurer le niveau de vocabulaire, d’habiletés sociales et d’empathie, par exemple en tentant de reconnaître les émotions sur le visage d’une personne ou en répondant à des questions comme « Quand je vois un ami qui a de la peine ou qui est blessé, ai-je de la peine pour lui ? ».

L’étude révèle que la musique contribue à une meilleure coopération entre les enfants et aide à développer des habiletés sociales. Cette étude vient appuyer les résultats d’une étude allemande parue en 2010 qui démontrait que marcher à l’unisson en chantant favorisait une meilleure cohésion entre les enfants d’âge préscolaire.

Que les cours de musique soient obligatoires ou volontaires, l’amélioration des habiletés sociales des enfants a été significative. Un fait important à noter, on a remarqué une amélioration de l’empathie et de la collaboration avec les autres seulement chez les enfants qui démontraient des difficultés dans leurs habiletés sociales lors du test de début d’année ont bénéficié des cours de musique.

Il faut dire aussi que les cours étaient axés sur le partage et la collaboration entre les enfants. Le chercheur mentionne que les enfants apprennent non seulement à aider les autres, mais aussi à recevoir de l’aide lorsqu’ils ont des difficultés. D’autres activités comme l’art dramatique peuvent aussi avoir les mêmes effets bénéfiques.

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À propos de Mariève Paradis

Éditrice et cofondatrice, Mariève est journaliste indépendante depuis 2005. Elle travaille sur plusieurs plateformes (web, magazines, hebdomadaires, radio et télévision). Elle cumule deux prix en journalisme, la Bourse Fernand-Seguin en vulgarisation scientifique et la Bourse en journalisme des Instituts de recherche en santé du Canada qui lui a permis de faire des reportages au Nunavik et au Groenland en 2012.

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