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Mai
L’infertilité et ses variables
L’infertilité et ses variables

Pour la majorité des couples sans problème de fertilité, il faut moins de trois mois pour concevoir un enfant. Pour 85% des couples, la femme devient enceinte en moins d’un an. Toutefois, de nombreux couples canadiens sont aux prises avec des problèmes d’infertilité. Mis à part l’âge, quels facteurs entrainent des problèmes de fertilité?

L'infertilité démystifiée

Des chercheurs de l’Université norvégienne de sciences et de technologie (NTNU) ont publié une étude, publiée dans le Obstetrics & Gynecology, relatant les différents facteurs causant l’infertilité. Ils ont étudié 3 000 femmes et ont constaté que parmi elles, celles qui faisaient de l’exercice physique intense tous les jours avaient un taux de fécondité plus faible que leurs comparses moins actives. Ils ont fait le même constat concernant les fumeuses.

Cette étude a démontré qu’en clinique de fertilité, les femmes fumeuses étaient plus propices à développer des problèmes d’infertilité que les non-fumeuses. Pour chaque tranche de 10 ans de tabagisme, les femmes ont produit 2,5 fois moins d’ovocytes, les cellules sexuelles femelles qui forment les ovules une fois à maturité, et deux fois moins d’embryons.

Du plastique en cause?

Il a été prouvé qu’un produit chimique, le bisphénol A (BPA), ajouté au plastique des bouteilles d’eau pour le rendre plus souple, serait lié à des difficultés à concevoir un enfant. En effet, une femme ayant été en contact répété avec ce produit chimique dangereux produit 24% fois moins de cellules reproductrices. Le BPA affecte également la fécondité des hommes, leur nombre de spermatozoïdes diminuant aussi lorsqu’exposés à un niveau élevé de BPA.

Le temps de l’année aurait aussi une influence sur le taux de fécondité des jeunes adultes. L’été, l’homme est moins enclin à produire des spermatozoïdes. Les hommes portant des sous-vêtements trop serrés auraient eux aussi davantage de chances de produire moins des cellules sexuelles.

De nombreux facteurs affectent donc le taux de fécondité. Tout porte à croire que la liste s’allongera au fil des recherches. Les chercheurs s’entendent toutefois sur un point : la solution miracle pour concevoir un enfant le plus rapidement possible reste tout de même une bonne santé sexuelle et une bonne chimie entre les deux partenaires.

Selon vous, quels sont les mythes les plus persistants concernant l’infertilité?

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À propos de Marilou M. Robitaille

Finissante au Baccalauréat en journalisme de l’UQAM, Marilou Muloin-Robitaille est passionnée des technologies et des enjeux de société. Elle aime alimenter les débats et découvrir de nouvelles cultures. D’abord stagiaire pour Planète F, Marilou continue d’évoluer en tant que journaliste au sein de cette équipe.

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