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Oct
Les consultations publiques sur la réussite éducative attendent l’opinion des parents
Les consultations publiques sur la réussite éducative attendent l’opinion des parents

« Ce qui nous horripile dans l’exercice, c’est que c’est faux de prétendre qu’on va entendre le personnel de l’éducation », affirme Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). La critique, lancée au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, remet en doute le déroulement des consultations publiques sur la réussite éducative qui ont commencé récemment.

Les syndicats ne sont pas les seuls organes du système qui ont remis en question le déroulement des consultations publiques. « Ceux qu’il faut entendre et écouter – bien avant les groupes d’intérêt et les défenseurs du statu quo – ce sont les élèves, les parents et les enseignants qui vivent dans le système au quotidien », soutient Mia Homsy, directrice de l’Institut du Québec dans un article publié dans La Presse. Les tribunes offertes aux parents et aux élèves pour s’exprimer ne semblent pas suffisantes. Les « idées audacieuses » de ce groupe cible n’atteignent pas le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

Top chrono

« En 10 minutes, on peut élaborer un peu, mais on ne peut pas creuser à fond », argumente Janique Bernard, enseignante à Caplan. Si participer aux consultations régionales est la seule possibilité d’échange proposée aux citoyens à travers le Québec pour communiquer leurs idées aux ministères, le temps alloué à chacun reste de dix minutes. « C’est comme si on faisait des consultations sur comment éteindre un feu et qu’on laissait seulement 5 minutes aux pompiers pour expliquer leur façon de faire […] », soutient Pierre-Luc Synnott, vice-président du Syndicat des travailleurs de l’éducation de l’Est-du-Québec.

De leur côté, le Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ) boycotte les consultations régionales. Le président de l’organisation, Denis Simard, croit que « c’est de la poudre aux yeux ».

Une inscription en ligne est requise afin de participer aux consultations régionales. Si un trop grand nombre de citoyens désirent participer, certains devront utiliser une autre avenue pour communiquer leur opinion. Malgré la critique émise par la CSQ, celle-ci invite les citoyens et les sous-groupes de l’organisme à se présenter pour manifester leur désir de s’inclure dans le processus.

À deux clics de l’opinion

Outre les consultations régionales, il est possible de donner son avis en ligne par l’entremise d’un questionnaire à choix multiples. Répondre à la question « Si vous étiez ministre » ou soumettre un mémoire sont les autres possibilités de donner son opinion avant la consultation nationale du 1er décembre. Des 500 formulaires remplis jusqu’à présent, la moitié émanent des professionnels de l’éducation. 

L’atteinte du plein potentiel de tous les élèves, un contexte propice au développement, à l’apprentissage et à la réussite et les acteurs mobilisés autour de la réussite sont les points centraux ciblés par le gouvernement. 

Dans certains groupes de parents, on a aussi été surpris de voir que les parents sont inclus dans les citoyens. On aurait aimé que les parents d’enfants d’âge scolaire soient considérés comme un groupe à part (et intéressé) tout comme les enseignants et le personnel scolaire.

consultations publiques sur la réussite éducative

L’opinion autrement

Si le gouvernement tente de faire la sourde oreille, le mouvement « Ça va pas la tête » prévoit représenter « des citoyens bien ordinaires qui cherchent à faire quelque chose d’extraordinaire ». L’organisation « dénuée de tout corporatisme » a mis une pétition en ligne qui réquisitionne des balises pour encadrer le financement des élèves à besoins particuliers et un suivi de l’utilisation des fonds réservés aux EHDAA. La pétition a récolté plusieurs appuis, dont celui de la Fédération des professionnels et professionnelles de l’éducation.

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