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La non-scolarisation, prochaine révolution éducative au Québec?
La non-scolarisation, prochaine révolution éducative au Québec?

Marginal, le unschooling? Certes. Mais, le mouvement éducatif est en marche, croit la sociologue et anthropologue québécoise Marike Reid-Gaudet. En septembre, Planète F a assisté au deuxième Congrès international de l’écologie de l’enfance à Montréal. Nous sommes allés à la rencontre des adeptes et des chercheurs qui s’intéressent à ce phénomène.

Présidente de l’Association québécoise de l’école à domicile pendant quatre ans, Mme Reid-Gaudet publie en novembre les résultats d’une recherche menée sur les parents qui pratiquent la non-scolarisation au Québec. « Des recherches sur l’éducation à domicile ont déjà été publiées, mais jamais encore sur la population qui pratique la non-scolarisation en particulier », explique-t-elle.

Selon le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, 1275 élèves étaient reconnus comme scolarisés à la maison en 2014-2015. Sur ce nombre, lesquels sont éduqués selon les principes du unschooling? Québec ne tient pas de statistiques là-dessus.

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Un mouvement en provenance des États-Unis

Le unschooling existe chez nos voisins américains depuis déjà 40 ans. Un des chefs de file du mouvement était présent à la conférence de Montréal. Il s’agit de l’américain Peter Gray, professeur au Boston College au Massachusetts et auteur du blogue Freedom to Learn du site Web Psychology Today. Selon lui, le prochain mouvement des droits civils sera consacré à libérer les enfants de la scolarisation obligatoire.

Se décrivant comme un «psychologue évolutionniste», Peter Gray croit que l’école moderne asservit les enfants. «À l’époque des chasseurs-cueilleurs, l’éducation ne passait pas par le lien élève-professeur. Ils laissaient leurs enfants être des enfants. Ceux-ci viennent au monde avec des instincts éducatifs à la base de l’apprentissage autogéré. La curiosité, l’enjouement, la sociabilité, la ténacité et la planification.»

La non-scolarisation: récent au Québec

Au Québec, le mouvement a environ 20 ans, dit Marike Reid-Gaudet. Pour son étude, la chercheuse en sociologie de l’UQAM est allée à la rencontre de cette première cohorte de jeunes adultes, âgés de 17 à 23 ans. « Dans le cadre de ma recherche, voulais aller voir quelles étaient les valeurs, les idées, les pratiques éducatives et la culture de toute la famille. Qu’est-ce qui les ont mené à faire ce choix de vie? La non-scolarisation est un choix de vie, plus qu’un simple choix éducatif », dit Marike Reid-Gaudet.

En immersion pendant quelques jours, Mme Reid-Gaudet a réalisé des entrevues avec une trentaine de familles québécoises : « Je voulais obtenir le vécu subjectif de chaque enfant et de chaque parent. »

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À propos de Marie-Eve Cloutier

Malgré une formation en biologie, Marie-Eve Cloutier n’a jamais travaillé dans un laboratoire. Passionnée par la communication, elle s’est plutôt tournée immédiatement vers le journalisme qu’elle pratique maintenant depuis 5 ans. En tant que pigiste, elle vulgarise la science avec l’Agence Science-Presse, touche à tous les sujets à l’échelle hyperlocale lorsqu’elle collabore avec Le Journal de Mercier-Est sur Pamplemousse.ca, en plus de faire des chroniques hebdomadaires sur l’environnement à l’émission Libre-service, sur MATv Montréal. Marie-Eve n’a peut-être pas encore d’enfant, mais elle s’intéresse grandement aux enjeux reliés à la famille et à l’éducation, idée d’être prête le moment venu!

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