14
Mar
La parentalité aux États-Unis : un modèle désuet
La parentalité aux États-Unis : un modèle désuet

Le soutient à la parentalité varie d’un pays à l’autre. Malgré son statut de grande puissance, les États-Unis ne font pas bonne figure en comparaison aux Européens.

C’est ce qui est constaté par Pamela Druckerman, journaliste et auteure du livre Bringing Up Bébé : One American Mother Discovers the Wisdom of French Parenting, dans une chronique du New York Times. D’après l’auteure, si élever des enfants est exigeant peu importe le continent, le modèle français apporte un meilleur soutien aux parents afin qu’ils ne se sentent pas trop débordés.

Selon une étude produite par The American Journal of Sociology, les Américains ayant des enfants seraient 12 % moins heureux que les Américains sans enfant. Un constat qui diffère de la situation française, où les parents sont légèrement plus heureux que le reste de la population.

- partenaire -

Actuellement, aux États-Unis, les parents manquent de ressources lorsqu’ils ont des enfants. Selon le New York Times, parmi les éléments qui causent des problèmes et de l’insatisfaction chez ceux-ci, il y aurait le manque de vacances payées, de congés de maladie, ainsi que le haut coût de la vie pour aider leurs enfants. Il est important de noter qu’il y a une faible intervention de l’État dans ce dossier.

Un portrait bien différent que celui dressé en France, alors que les parents ont davantage de soutien. À titre de comparaison, plusieurs pays européens, en plus du Canada, offrent des congés de maternité. De plus, les gouvernements apportent un soutien aux familles. En France, l’État offre des services de garderies de grande qualité pour les jeunes enfants et des subventions pour des activités parascolaires pour les plus vieux.

La situation américaine vécue par des étrangers

Le modèle de parentalité américain peut surprendre les étrangers qui viennent s’installer aux États-Unis. Ce fut notamment le cas pour l’auteure britannique Ruth Whippman, qui a reçu une facture de 46 000 $ après avoir subi une césarienne en Californie. Une situation quelle décrit dans son livre America the Anxious.

Une anxiété qui est aussi partagée par une journaliste finlandaise, selon l’article du New York Times. Anu Partanen dit avoir commencé à faire des crises de panique après son déménagement à New York. Selon elle, même si les Scandinaves payent un peu plus de taxes que les Américains, ils reçoivent beaucoup plus de services.

D’après Ruth Whippman, l’un des problèmes du modèle actuel est que les Américains normalisent leur situation. Lorsqu’ils n’arrivent pas à prendre le contrôle ou qu’ils sont en difficulté, ils mettent le blâme sur eux-mêmes, peut-on lire dans son livre.

Les politiques familiales de l’administration Trump

Lors de la campagne électorale, le nouveau président américain, Donald Trump, avait mis de l’avant des propositions pour améliorer le sort des familles. Parmi ses promesses, il propose d’instaurer un congé de maternité de 6 semaines, ainsi qu’un crédit d’impôt pour les parents.

Depuis son entrée en poste, les politiques familiales n’ont pas une place importante dans la couverture médiatique ou dans les annonces du président. Par contre, le président Trump a mis en action l’une des mesures qu’il avait annoncées… soit retirer le soutien financier du gouvernement de Planned Parenhood. Une annonce qui réjouit les conservateurs. Ils s’attaquent depuis plusieurs années à cette association pro-choix, qui soutiennent les femmes qui décident d’avoir recours à l’avortement. Il est important de noter que Planned Parenhood milite pour l’accès aux soins de santé pour les familles.

Lors de son premier discours devant le Congrès, Donald Trump a mis l’accent sur l’importance des familles. Il a parlé des promesses effectuées lors de la campagne, malgré une certaine opposition à l’intérieur du Parti républicain.

Également sur Planète F
Les modules de jeux sont-ils trop faciles? Grimper dans des pneus de caoutchouc, au risque d’en tomber. Escalader un mur qui semble si haut vu d’en bas. Plusieurs aires de jeux font le pari de ...
La mode du parenting Parenting : c'est un mot qui fait son apparition pour la première fois à la fin des années 1950, réellement utilisé à partir des années 1970. Avant, o...
Conciliation… au masculin La nouvelle génération de pères souhaite s’investir auprès des enfants. Pourtant, ce voeu est difficilement réalisable dans les milieux de travail tra...
Plaidoyer pour les non-parents Un magazine famille qui publie un dossier « 100% sans enfants »?  Quel délicieux contre-emploi! Le thème de la famille est sur toutes les lèvres et la...
Apprendre autrement S’il y a plusieurs façons de penser, il y a forcément plusieurs façons d’apprendre. Devrait-il donc y avoir plusieurs façons d’enseigner? Au Québec, y...
Bibliothèques, alliées des parents dans la réussite scolaire Considérés comme premiers « éducateurs » de leurs enfants, les parents se retrouvent parfois démunis devant la tâche. Les bibliothèques publiques offr...

Commentaires