05
Mai
Des centaines de personnes sont réunies pour le Sommet sur l'éducation à la petite enfance.
Politique familiale : un sommet pour forcer le débat
Politique familiale : un sommet pour forcer le débat



L’heure est à la redéfinition de la politique familiale au Québec, 20 ans après sa mise en place par la ministre de la Famille de l’époque, Pauline Marois.

Le Sommet sur l’éducation à la petite enfance qui s’est tenu le 4 et 5 mai est l’aboutissement d’un processus de consultations initié par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).

Les commissaires de la commission sur l’éducation à la petite enfance ont d’abord parcouru 14 villes du Québec pour entendre les citoyens, les associations, les organismes et les experts de la petite enfance. Le président de cette commission, André Lebon a dévoilé son rapport en mars dernier.

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L’Institut du Nouveau Monde collabore depuis le tout début avec l’AQCPE. « Notre rôle était de s’assurer que le processus qui était mis en place était indépendant », explique le chargé de projet de l’institut du Nouveau Monde, Louis-Philippe Lizotte.

Partenariat et neutralité

« Quand on parlait et on prenait position, il y a plusieurs personnes qui nous reprochaient un certain a priori parce qu’on défendait des groupes de personnes, les CPE », explique le président directeur général de l’AQCPE, Louis Senécal. C’est à ce moment-là que l’Institut du Nouveau Monde entre en scène. Des sondages, des forums de citoyens, des panels d’experts, des rencontres avec de acteurs milieu et avec les groupes nationaux ont mené au rapport Lebon.

Le Sommet sur l’éducation à la petite enfance permet aux intervenants du milieu de se positionner lors d’ateliers sur les recommandations de ce rapport. L’ensemble de ces propos sont recueillis par l’Institut du Nouveau Monde. « On espère que même au-delà de l’AQCPE les gens vont utiliser ce contenu-là », explique le chargé de projet Louis-Philippe Lizotte.

Un troisième volet à ce processus est l’élaboration d’une déclaration commune des partenaires sur l’éducation à la petite enfance, rendue publique lors du sommet le 5 mai. « Les trois composantes sont toutes aussi importantes les unes que les autres et elles vont constituer le matériau de base présenté aux partis politiques », explique le président directeur général de l’AQCPE, Louis Senécal. 

En parallèle des ateliers du 4 mai, 31 groupes de la société civile se sont penchés sur cette déclaration élaborée en vue de l’élection provinciale en 2018.

Influencer les politiciens en matière de politique familiale

L’AQCPE ne s’en cache pas : elle souhaite avec ces consultations et ce sommet parvenir à imposer un débat social et influencer les politiques publiques. L’ensemble des partis politiques seront invités à se prononcer sur ce « consensus social » qui s’est dégagé de ces consultations selon l’AQCPE.

« En matière de petite enfance, on a fait des choix dans les dernières années qui étaient plus improvisés qu’autres choses », croit Louis Senécal. De là l’importance selon lui d’avoir un réel débat de société sur cette question lors de la prochaine élection provinciale.

L’AQCPE n’est pas le seul regroupement qui travaille en matière de petite enfance et certains n’ont pas participé aux discussions. « On ne peut pas avoir la prétention de dire que tout le monde était à la table », convient Louis Senécal. Par ailleurs, au même titre que les partis politiques, ces regroupements devront à leur tour se prononcer sur la question et ils auront de la matière sur laquelle se pencher.

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