03
Juil
Services aux familles : encore des difficultés pour les plus modestes
Services aux familles : encore des difficultés pour les plus modestes

Haltes-garderies, comptoirs familiaux, banques alimentaires, activités sportives pour jeunes enfants… Les services proposés aux parents d’enfants de 0 à 5 ans sont nombreux, et pourtant peu utilisés, selon un sondage diffusé par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Et pour cause, ces familles modestes sont encore confrontées à des obstacles importants, qui varient en grande partie selon leur situation d’emploi.

Tous les ménages à faible revenu n’ont pas le même profil. Alors qu’ils représentent près d’un quart des parents, ils sont pourtant 75% où au moins l’un d’eux possède un emploi, mais qui ne leur permet pas de sortir d’une situation encore précaire.

Ainsi, l’étude montre que les ménages à faible revenu ont tendance à utiliser davantage les aides qui proposent un soutien à la parentalité, par exemple les haltes-garderies ou les comptoirs familiaux. Cette tendance est plus affirmée lorsqu’aucun parent n’est en emploi. Ils sont alors plus nombreux à cumuler plusieurs de ces services, 29% contre 20% si les deux parents (ou le parent seul) sont en emploi.

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L’écart se ressent encore plus quand il est question des activités proposées pour les enfants. Malgré leur faible revenu, les parents avec emploi sont plus à même de trouver des ressources financières pour ces services, notamment pour les activités sportives. En revanche, les ménages sans emploi participent en plus grand nombre aux activités parents-enfants (recettes de cuisine, sorties piscines…). En effet, ils sont 25% contre 17% quand un des parents est en emploi.

Des obstacles encore conséquents

Les contraintes varient également selon le nombre de parents possédant un travail. En majorité, les ménages, où aucun des parents n’a d’emploi, affirment être confrontés au coût des services proposés, tandis que ceux où les deux parents (ou le parent seul) travaillent parlent davantage des horaires qui ne conviennent pas.

Cependant, dans les deux cas, le coût reste un obstacle majeur, une garderie subventionnée pour un enfant revenant à environ 7$ par jour. Cela va aussi de pair avec le manque d’information quant aux services d’aide pour les familles, comme les aides financières ou les banques alimentaires.

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Sources

http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/sante/bulletins/portrait-201706-2.pdf

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/services-de-garde/revision-programme-services-garde/nouvelle-tarification/Pages/cout-garde-quotidien.aspx

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