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Août
Marcher à l’école, un facteur de lien social
Marcher à l’école, un facteur de lien social

La distance, le sentiment d’insécurité, le manque de temps… Toutes de bonnes raisons pour ne pas laisser les enfants marcher à l’école. Au final, la voiture semble souvent la meilleure option. Pourtant, il est possible de laisser les enfants marcher sans être angoissés en permanence.

Selon une étude publiée dans le Journal Transport of Geography, les enfants qui marchent à l’école ont davantage l’occasion de développer leurs facultés sociales. Sur le chemin, ils peuvent rencontrer des gens, en particulier des gens qu’ils connaissent, avec lesquels ils peuvent échanger et donc, s’épanouir. Cela leur apprend à se créer des relations sociales, chose importante pour leur bon développement mais aussi leur santé mentale.

D’ailleurs, de nombreuses initiatives de trottibus partout au Québec démontrent qu’il est possible de combiner sécurité, habiletés sociales et marche pour aller à l’école. À ce jour, on compte 151 écoles participantes, dont 80 dans les régions de Montréal ou Québec.

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Des chiffres disparates selon les pays

Les chercheurs de l’étude ont sondé des enfants en école primaire de trois pays : le Canada, la Suède et le Japon. Il s’est avéré que les enfants japonais étaient bien plus nombreux à marcher de façon autonome, sans être accompagnés d’un adulte, jusqu’à l’école. Ils sont 75%, contre 60% au Canada et 64% en Suède.

De plus, quasiment la totalité des enfants japonais croisaient une personne de leur entourage durant leur trajet, au moins une fois par jour. A l’inverse, à peine plus de la moitié des enfants canadiens en faisaient l’expérience, et ils étaient un peu plus de 40% pour les jeunes suédois.

Notons tout de même que dans les trois pays, la tendance à laisser les enfants marcher est en baisse. À l’ère d’une urbanisation toujours plus forte, la voiture s’affirme comme le moyen de transport privilégié et la peur de comportements agressifs sur la route est largement compréhensible. Or, selon les chercheurs, le transport en voiture prive les enfants de faire des rencontres, qui pourront l’aider à surmonter ces difficultés et à l’aider à se sentir en sécurité.

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La création d’un cercle vertueux

Tout est une question de relation de cause à effet. Certes, il faut prendre le temps de faire le trajet avec l’enfant au début. Plus l’enfant sort, plus il rencontre de gens, plus de gens le connaissent et intègrent son cercle social. Ainsi, quand il fait la route sans les parents, il n’est pas complètement seul. Il croise des personnes qu’il connaît, dont des adultes, qui peuvent intervenir s’il est en difficulté.

Le fait de savoir qu’il y a une communauté présente autour de l’enfant rassure les parents. Une raison de lui permettre d’être de plus en plus indépendant. L’enfant s’approprie également son trajet, ce qui lui donne le sentiment de vraiment appartenir à sa ville, ou à son quartier.

 

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Commentaires

  1. Maryse Lachance

    Bonjour Julie,
    Ça me rappelle à quel point ça faisait du bien de marcher à l’école quand j’étais petite. Au dîner, j’avais une faim de loup! Et l’après-midi, j’étais alerte puisque j’avais le temps de digérer avant de me rasseoir sur ma chaise… En plus de la socialisation, c’était bénéfique pour la santé et la préparation aux apprentissages…
    Merci de m’avoir fait voyagé à travers le temps…

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