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Planète Famille : découvertes de la semaine du 19 février
Planète Famille : découvertes de la semaine du 19 février

Quoi de neuf sur la Planète Famille? Résilience et empathie comme vecteur de réussite, impacts financiers de l’allaitement, cohabitation intergénérationnelle en vogue aux États-Unis et difficile conciliation travail-famille dans le milieu de la recherche scientifique. 

Voici ce qui a retenu notre attention durant la semaine du 19 février 2018.

Abandonner pour mieux réussir

Les parents veulent enseigner la persévérance à leurs enfants. Ils ne veulent surtout pas qu’ils laissent tomber parce qu’ils connaissent des difficultés. Dans The Globe and Mail, des experts en résilience affirment qu’il est plus dommageable de forcer un enfant à continuer que de le laisser abandonner. Cela nuirait à son estime de soi et le rendrait moins enclin à essayer de nouvelles activités. Le professeur Michael Ungar, de la chaire de recherche du Canada sur la résilience des enfants, des familles et des communautés explique que la résilience des enfants se construit par l’exploration et par les possibilités que nous leur offrons. Il est aussi important de négocier avec eux pour leur apprendre à prendre une décision par eux-mêmes.

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Empathie : vecteur de réussite scolaire

Un enseignant qui fait preuve d’empathie permet à l’enfant de mieux réussir en classe et d’avoir un meilleur comportement. C’est ce que révèle la pédiatre française Catherine Guéguen dans la revue Sciences Humaines. Elle soutient que plusieurs études sur les compétences socioémotionnelles ont démontré qu’aider un enfant à exprimer ses émotions tout en le réconfortant lui permet de s’épanouir. « L’empathie que va recevoir l’enfant va modifier en profondeur son cerveau affectif et intellectuel. Cela va également favoriser ses capacités cognitives telles que sa compréhension, sa mémoire, ses apprentissages, sa motivation et sa créativité. » L’empathie serait d’ailleurs bénéfique pour les enseignants : ces derniers seraient plus épanouis dans leurs fonctions et moins susceptibles de faire un burnout.


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Travailler ou allaiter : le coût caché de l’allaitement

Le lait maternel est-il vraiment ce qui existe de mieux pour un nouveau-né et pour le portefeuille? Dans Slate, on déboulonne le mythe de l’aspect économique de l’allaitement. S’il est vrai que le lait produit par la femme ne coûte rien, le temps consacré à nourrir l’enfant et à tirer le lait n’est pas valorisé. Aux États-Unis, les femmes ne bénéficient pas de congé de maternité, alors retarder le retour sur le marché du travail ou prendre une charge à temps partiel pour continuer l’allaitement a un impact économique important. Sans parler d’un temps « perdu » au travail à tirer son lait.


À lire/voir aussi :
DOSSIER | Allaitement : derniers obstacles
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Plusieurs générations sous un même toit

Aux États-Unis, de plus en plus de familles accueillent les grands-parents sous leur toit. Cette tendance reflète une transformation dans la façon dont les Américains choisissent de vivre. Même si la cohabitation intergénérationnelle demande de l’adaptation, toute la famille semble profiter de cette mixité. Les personnes âgées sont moins esseulées et plus heureuses tandis que les enfants en tirent de précieux apprentissages, constate une mère de famille. Cet article du New York Times retrace l’histoire de la cohabitation intergénérationnelle qui varie en fonction de la situation économique du pays. Au Canada, pas moins de 363 000 ménages ont choisi la cohabitation multigénérationnelle, selon un rapport de l’Institut Vanier.


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Science et famille : conciliation difficile pour les chercheurs

Fonder une famille et en prendre soin seraient davantage mal vus en recherche que dans d’autres milieux professionnels exigeants, estime la chercheuse et maman Madeleine Durand. La charge de travail, la course au financement et la culture de performance rendent la conciliation travail-famille très difficile dans le milieu scientifique. Un long parcours académique retarde l’entrée sur le marché du travail. Des étudiants qui deviennent parents sont mal perçus : leur choix de fonder une famille ralentit non seulement leur parcours, mais également les projets de leurs professeurs. Une intéressante discussion à l’émission Les années lumière.


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