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Avr
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Un soutien pour les futures mères immigrantes
Un soutien pour les futures mères immigrantes

Depuis un an, les futures mères immigrantes de la ville de Québec bénéficient d’un soutien à la périnatalité.

Marielle M’Bangha a mis sur pied le Service de référence en périnatalité pour les femmes immigrantes de Québec (SRPFIQ) pour permettre aux futures mères d’avoir un meilleur accès aux services et pour leur faire connaître leurs droits.

C’est à la suite de sa propre expérience de femme immigrante qu’elle a développé ce projet. « Je ne connaissais pas les ressources. J’étais isolée, je ne savais pas où me diriger, je ne comprenais pas toujours le système de santé », confie Mme M’Bangha à propos de sa première grossesse. Ses amies vivaient aussi les mêmes difficultés.

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Travailler ensemble

Lors de ses rencontres avec les organismes en périnatalité, ces derniers lui ont confirmé qu’il y avait un réel besoin dans le réseau quand il s’agit de rejoindre les femmes immigrantes. C’est pour trouver un moyen de faire connaître les différents services et mettre en lien les femmes immigrantes avec les ressources en périnatalité que Marielle M’Bangha a mis sur pied l’organisme de référence.

Le principal défi, dit-elle, demeure la mobilisation du réseau. « Le but c’est de travailler ensemble avec les autres organismes, de travailler en réseau afin de ne pas dédoubler les services », explique Mme M’Bangha.

Briser l’isolement

Elle a constaté que les femmes immigrantes sont isolées. « En arrivant ici, souvent, on perd son réseau familial. Ce sont souvent des couples, donc il n’y a pas de famille, pas d’amis. Ces femmes ont toutes en commun d’être isolées. » Pour briser cet isolement, l’organisme va à la rencontre de ces futures mamans. Ces dernières demandent principalement de l’aide via Facebook. Elles sont aussi référées par des intervenants de proximité ou par le système de santé.

Les futures mamans sont alors invitées à participer à des groupes de partage interculturels. L’organisme les met aussi en contact avec des « mamans-relais », qui les accompagnent et les aident à se créer un réseau. Les mamans-relais sont des femmes québécoises et immigrantes, souvent en congé de maternité, qui souhaitent redonner au suivant, souligne la fondatrice du service.


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Informer pour mieux choisir

La méconnaissance du système de santé représente un obstacle pour ces femmes. Lorsqu’elles apprennent qu’elles sont enceintes, elles sont dirigées de facto vers l’hôpital. « Elles ne connaissent pas les lieux d’accouchements comme les maisons de naissance. Donc, elles ne peuvent pas faire un choix », déplore Mme M’Bangha. Le SRPFIQ a comme mission de leur faire connaître toutes les ressources disponibles afin de leur permettre de faire des choix éclairés durant la grossesse.

L’organisme a aussi comme but de faire connaître les droits des femmes lors de l’accouchement, notamment pour éviter la surmédicalisation dans le cas d’une mère allophone. On leur explique qu’elles ont des options et qu’elles peuvent préparer un plan de naissance et qu’il existe des cours prénataux.

L’organisme prépare présentement une formation qu’il souhaite offrir aux intervenants du réseau pour accompagner les femmes immigrantes en contexte périnatal. Il travaille également à mettre sur pied une formation pour comprendre la transformation du rôle des femmes dans la migration. Selon Marielle M’Bangha, il est important de comprendre la femme immigrante et ses difficultés, pour mieux identifier ses besoins et ainsi être mesure de bien l’accompagner lors de la grossesse notamment.


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