01
Mai
Photo : Cindy Boyce
Les camps de vacances, une deuxième famille
Les camps de vacances, une deuxième famille

Durant quelques jours ou quelques semaines, les camps de vacances permettent aux jeunes de décrocher du quotidien, d’habiter un autre univers. C’est une occasion pour eux de faire des découvertes, de développer leur autonomie et de tisser des liens. L’Association des camps du Québec (ACQ) en offre pour tous les goûts.

Canot, kayak, nuitées à la belle étoile avec feu de camp, expéditions et équitation ne sont que quelques-unes des innombrables activités réalisées lors d’un séjour en camp de vacances.

« C’est l’occasion de faire des activités inusitées et de vivre un trip de gang », estime Maxime Amiot, qui a passé 25 ans dans l’univers des camps de vacances. Il est aujourd’hui enseignant au secondaire, et père de trois enfants qui l’été suivent les traces de leur papa.

« L’idéal, c’est d’impliquer l’enfant dans le choix du camp », estime Chloé Melançon-Beauséjour, de l’ACQ. Qu’il soit mordu de théâtre, de cuisine ou de plein air, il trouvera son compte.

Association des camps du Québec

Photo : Cindy Boyce

Des bénéfices reconnus

Le Projet de recherche sur les camps d’été au Canada, une recherche pancanadienne réalisée par l’Université de Waterloo, en Ontario, a démontré scientifiquement que les camps ont une influence positive sur le développement et l’épanouissement des jeunes. On parle ici de croissance personnelle, mais aussi de capacités sociales, d’autonomie, de conscience environnementale et d’activité physique. « Le simple fait d’être dehors, dans des espaces vastes, ça encourage l’exploration, la découverte, et ça développe les habiletés motrices. Le terrain naturel est inégal, donc ça travaille le tonus, la force musculaire, l’équilibre, en plus de la dépense énergétique », explique Kim Lalanne, conseillère à l’organisme Québec en forme.

Pour Valérie Jolicoeur, qui a été campeuse puis monitrice au camp d’expédition Minogami, c’est entre autres l’envie de se dépasser qui pousse les jeunes à revenir d’une année à l’autre. « On grandit énormément au camp, on en apprend beaucoup sur nous-mêmes. Chaque été on repousse un peu plus nos limites, et ça crée vraiment des souvenirs incroyables », souligne-t-elle. Valérie a entre autres guidé l’expédition de la rivière Broadback, un séjour de canot-camping de 35 jours qui est offert aux jeunes de 18 et 19 ans. « C’est un peu l’aboutissement de toutes les années de camp, qui nous préparent à des expéditions de plus en plus difficiles », explique la guide.

À chacun son expérience

Pour profiter des bienfaits des camps de vacances, il n’est pas nécessaire de vouloir passer des semaines en randonnée ou en canot-camping. Le simple fait de se retrouver dans la nature, sans réseau internet et entouré d’autres jeunes remplis d’énergie constitue une aventure marquante. « Les ados y vont parfois à reculons, mais au final ils disent souvent que c’est la plus belle expérience de leur vie », illustre Chloé Melançon-Beauséjour. Les occasions de dérocher vraiment du quotidien sont rares, et les effets de ces jours passés loin des tracas routiniers se font sentir toute l’année.

« On constate une baisse des symptômes du trouble déficitaire de l’attention, une hausse de la concentration et de nombreux bienfaits pour la santé physique et mentale, relève Kim Lalanne. Être dans la nature atténue le stress et fournit des outils pour mieux le gérer au quotidien. » D’après l’étude de l’Université de Waterloo, 67 % des campeurs ressentent une augmentation de leur autonomie et de leur confiance en soi. « Quand ma fille est revenue du camp, elle s’est mise à faire la vaisselle! Ça fait du bien aux enfants de se détacher de leurs parents », estime Maxime Amiot.

« Au camp, tu repars à zéro. J’étais introverti quand j’étais jeune, et les camps de vacances m’ont beaucoup aidé à surmonter ma timidité », enchaîne le papa campeur. Comparativement à l’école, les jeunes ont davantage de liberté en camp, tout en étant encadrés par des animateurs formés. C’est l’occasion d’expérimenter sans les restrictions qu’on retrouve en ville. « Ça inculque vraiment de belles valeurs », conclut Maxime Amiot.

Les camps de vacances affichent généralement d’excellents taux de retour, parce qu’au-delà du séjour, c’est une deuxième famille qu’y trouvent les campeurs. Durant le reste de l’année, ceux-ci n’ont qu’une idée en tête : y retourner l’été suivant.

Pour trouver un camp de vacances, un camp de jour ou même un camp familial, consultez le répertoire de l’Association des camps du Québec.

Cet article est commandité par l’Association des camps du Québec.

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