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Sep
La magie de la lecture
La magie de la lecture

Mon fils entame sa première année cette année. Il y a deux ans, j’ai remarqué qu’il avait un désintérêt qui ressemblait étrangement au mien lorsque j’avais quatre ans. Les contes pour enfants, les livres, ce n’était pas mon truc. J’avais toujours mieux à faire, plus intéressant à découvrir. Le soir, comme mon fils, je préférais une histoire inventée par ma mère à laquelle je participais. Mon imagination, combiné à la sienne, était beaucoup plus divertissante que la lecture!

L’imagination c’est précieux, mais savoir lire c’est puissant.

Une fois en deuxième année, là où la lecture est un apprentissage important, je devais quitter ma classe, mes amies puisque j’étais l’une des élèves les plus faibles. Les trois professeurs qui enseignaient la deuxième année se séparaient tous les élèves en trois groupes. Les élèves forts en lecture visitaient Magella. Les autres se retrouvaient avec mon enseignante régulière Janie. Ceux qui vivaient des difficultés comme les miennes se voyaient confiés à la patience de Lola. L’atelier de lecture semblait interminable et je détestais les livres. À cause d’eux, je n’étais pas avec mes amis, qui eux, avaient droit à des contes beaucoup plus divertissants que ceux que l’on me forçait à lire. C’est ce que j’en concluais lorsque venait enfin la récréation et qu’ils parlaient de leur atelier avec Janie ou Magella.

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Les livres en aversion

J’ai passé ma deuxième année à lire le strict minimum. Yolande, ma professeure de troisième année, me gardait avec elle après l’école pour me donner des leçons privées. C’est elle qui m’a fait découvrir la beauté des livres. Elle s’intéressait, à ce que j’aimais et me faisaient lire des livres qui suscitaient mon intérêt. J’ai repris mon retard en lecture cette année-là. Mes professeurs au secondaire ne l’on jamais su, mais si je me cachais pour lire des romans ou des magazines plutôt que de m’intéresser à la science physique ou aux mathématiques, c’est grâce à Yolande. Seule une passionnée des mots peut en contaminer une autre.

C’est ce que je fais avec mes enfants. Principalement avec mon fils, car mes filles ont un intérêt plus naturel que lui. Déjà, je suis confiance que l’an prochain, il ne sera pas de ceux qui sont considérés faible en lecture.

Je suis convaincue que ces quelques minutes prise chaque soir avec mes enfants, pour leur faire découvrir les mots, l’importance de la lecture, sont un précieux héritage.

Un don digne de mention

Pour cette raison, je suis ravie d’apprendre que 341 970 élèves du primaire et du secondaire ont reçu l’édition de septembre d’un magazine éducatif (Les ExplorateursLes Débrouillards ou Curium, selon leur âge), à la demande de leur enseignant.

« Nos magazines font découvrir aux jeunes le plaisir de la lecture et de la découverte. Comme la lecture est essentielle à la réussite scolaire, je n’hésite pas à dire : Un enfant qui lit un magazine est un enfant qui réussit! », souligne le fondateur des Débrouillards, Félix Maltais.

Cette langue que j’aime tant

La lecture, maitriser sa compréhension, c’est le pouvoir d’apprendre, de réfléchir pour ensuite émettre des opinions sensées. C’est découvrir la beauté de la langue française, la diversité de cette dernière, celle que l’on se doit de transmettre à nos enfants qui eux, la transmettront aux leurs.

Ce texte a été commandité par Bayard Canada

À propos de Nadia Lévesque

Mère de trois enfants, Nadia Lévesque s’est fait connaître grâce à ses textes traitant de l’autisme de sa fille Ariane. Son empathie et sa facilité à se glisser dans le cœur des parents vivant la différence de leur enfant ont permis à plusieurs de ses textes de devenir viraux sur les réseaux sociaux. Femme de cœur et de tête à la fois, cette maman est maintenant connue pour ses opinions bien assumées et ses prises de position.

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