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Salon Maternité Paternité Enfants : Être un parent de son temps
Salon Maternité Paternité Enfants : Être un parent de son temps

Pour une 26e année, le Salon Maternité Paternité Enfants offre une foule de ressources pour les parents d’enfants de 0 à 6 ans. L’événement se tiendra à la Place Bonaventure de Montréal du 5 au 8 avril 2018 et à l’ExpoCité de Québec du 20 au 22 avril 2018.

Cette année, le Salon souhaite valoriser la paternité. L’animateur québécois Benoît Gagnon, père de trois enfants, succède à Marie-Élaine Thibert comme porte-parole. Comment aborde-t-il sa parentalité? Entrevue.

Planète F : Pourquoi est-ce important pour vous de parrainer cet événement qui aborde la parentalité?

Benoît Gagnon : Je trouve ça cool qu’ils aient sollicité la présence d’un homme, car je pense que depuis plusieurs années, les hommes sont plus présents à la maison. Nous sommes plus que des pères qui s’impliquent lors des pratiques de hockey la fin de semaine! Je pense que les pères d’aujourd’hui ont plus confiance en eux par rapport aux générations précédentes dans leur rôle parental. Je suis donc très fier de représenter d’autres hommes comme moi. Je pense que nous avons notre place dans ce type d’événement et j’ai beaucoup d’amis, aussi pères, qui viendront s’informer au Salon.

Planète F : Le slogan du Salon est « Être parent, ça s’apprend ». Selon vous, comment peut-on apprendre à être parent?

Benoît Gagnon : Quand on devient parent, on te remet ton enfant en te félicitant et en te souhaitant bonne chance. On repart avec ce petit être vivant sans trop savoir comment s’y prendre. Un premier enfant vient avec son lot d’inquiétudes. Dès l’apparition du moindre bobo, on est prêt à peser sur le bouton rouge et à se rendre à l’hôpital d’urgence. Ce genre de situation s’apaise avec l’expérience. On apprend à gérer les situations comme elles apparaissent. Tout ça fait partie du plaisir et du processus d’être parent. J’apprends aussi beaucoup sur moi. Je découvre mes forces et mes faiblesses. Et surtout, je réalise que chacun a sa propre histoire. Ce qui est vrai chez nous ne l’est peut-être pas ailleurs.

Planète F : Quelle est votre vision personnelle de la conciliation travail-famille?

Benoît Gagnon : C’est un heureux mélange de gestion et d’organisation. Ça demande beaucoup de logistique et la collaboration de tout le monde. Bien que je sois impliqué dans ma carrière, mes enfants ont aussi des obligations et un horaire à suivre. Il faut bien organiser la maisonnée. Il y a des matins où tu quittes la maison un peu décoiffé; où le petit a juste une mitaine, mais c’est comme ça! [Rires]. Avoir des proches, de la famille, des amis qui aident à réduire le chaos parental et offrent une pause de temps en temps est vraiment apprécié!

Salon Maternité Paternité Enfants

Planète F : Vous affirmez être un parent de votre temps. Qu’est-ce que cela implique? Comment définissez-vous votre parentalité?

Benoît Gagnon : Je suis un enfant des années 70. Mon père était là pour nous dans le sport, les activités et la discipline. Ma mère s’occupait davantage de notre éducation, des visites chez le médecin, de nous nourrir et de nous habiller. Aujourd’hui, ce n’est plus ça du tout. C’est plutôt aux deux parents de veiller ensemble à tous ces aspects de la vie familiale. Je suis très à l’écoute de mes enfants.

L’arrivée des réseaux sociaux a changé les choses. Mes enfants ont maintenant accès à des informations qui m’étaient inaccessibles à leur âge. Je suis conscient de ces enjeux, et ces facteurs définissent ce que signifie être un parent de son temps. Les sujets de conversations avec les enfants sont tout autres. Cela amène des prises de décisions à la maison qui sont différentes de l’époque où moi j’étais enfant.

Comme homme, comme père, je suis très présent dans la vie de mes enfants et c’est ce que je priorise. Ma famille est loin d’être parfaite. Mais être parent de nos jours, ça veut aussi dire composer avec le décomposé.

Planète F : Croyez-vous que les stéréotypes de rôles mères/pères ont réellement changé?

Benoît Gagnon : Je pense qu’il y a encore des stéréotypes. Par exemple, quand un enfant se fait mal, il a tendance à aller vers sa mère. Pour jouer, certains se tournent naturellement vers leur père. Évidemment, cela dépend de la nature de chaque enfant. Parfois, ce sont les enfants qui nous imposent ces rôles. Je pense que nous avons réussi à trouver une plus grande égalité des rôles entre les parents. Je pense que c’est propre à chaque couple de se sentir bien dans sa parentalité.

Planète F : De quelle façon l’organisation est-elle partagée à maison?

Benoît Gagnon : Chez nous, on connaît nos forces et nos faiblesses. C’est moi qui prépare les repas et ma conjointe s’occupe du lavage par exemple. C’est un travail quotidien. Il y a toujours du linge qui traîne dans les escaliers ou un emballage de Ficello entre deux coussins…

Pour en savoir plus sur les tarifs, l’horaire officiel et la liste des activités et des exposants, visitez le salonmaternitepaterniteenfants.com.

Cet article est commandité par le Salon Maternité Paternité Enfants.

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