16
Mar
Je veux MA chambre
Je veux MA chambre

Au Québec, une famille de trois enfants et plus est qualifiée de « grosse » famille. Alors avec mes cinq enfants, les gens écarquillent leurs yeux. Dans ma recherche d’un nouveau logis, le critère de posséder six chambres est souhaitable, mais irréaliste.

Plus de chance d’en trouver dans une maison à louer que dans un appartement. Cependant, la majorité des maisons en ont trois ; parfois une quatrième aménagée au sous-sol. Une famille de six personnes (mes cinq enfants et moi) doit donc s’attendre à partager biens et espace. Cependant, avec quatre chambres, il y a aura inévitablement INJUSTICE.

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Enfants et espace

Pour des raisons pratico-pratiques, lorsque les enfants sont petits, c’est bien de les avoir à proximité et de les installer dans une même chambre. Cela dure jusqu’au moment où leur complicité ou leur rivalité mine le sommeil des autres. Ou résulte en des aventures aux conséquences désagréables : des jeux nocturnes avec tous les jouets renversés ou les vêtements sortis, un concours de vidange de boîtes de mouchoirs, etc. Vos histoires sont sûrement toutes aussi savoureuses que les miennes. Les solutions sont limitées : application des consignes du dodo, épuration des lieux ou séparation des enfants.

La quatrième chambre au sous-sol est salutaire. Mais l’enfant est-il assez vieux et courageux pour y être? Parfois, à deux c’est mieux. Dans mon ancienne modeste maison, celle que le père de nos enfants habite toujours, nous avions aménagé 6 chambres, les trois plus vieux étaient au sous-sol. Les parents et les filles au rez-de-chaussée.

De mon côté, depuis trois ans, dans mon appartement 5 et demi, mes deux filles sont dans la même chambre et les trois gars dans une autre. Là, ce n’est plus vivable. D’autant plus qu’ils ont toujours chacun leur espace chez leur père. Deux environnements opposés, d’une semaine à l’autre.

Quatre chambres pour six personnes


Je déménage cet été et j’aurai quatre chambres pour six personnes. Certains enfants veulent partager leur chambre, mais le partenaire désigné ne veut pas. Casse-tête. Cela me fait de la peine de ne pouvoir leur offrir leur propre espace. Je sais que ce serait au profit de tous, mais je n’ai pas la capacité financière, en tant que monoparentale, de répondre à leur besoin d’intimité. Sauf pour les toilettes. Il y en aura deux dans mon nouveau logis. Soulagement!!!

Je trouve cela injuste pour eux. Ils sont tous importants pour moi, je les aime tous également, mais je devrai trancher à qui je donnerai la chambre. La logique se tourne vers l’ainé de la fratrie, mais les autres ne sont pas loin de l’adolescence non plus. 
Dans un monde idéal, la maison suivrait les besoins des membres de la famille et chacun aurait un espace à lui. Le coût financier est important. En tant que monoparentale, je ne peux le faire. Je dois accepter, sans me sentir coupable. Et accompagner mes enfants à voir tous les avantages que procurera notre nouveau logis.

À propos de Véronique Cyr

Véronique Cyr est une mère monoparentale de 5 enfants (jumelles de 6 ans et garçons de 8, 11 et 13 ans) de Québec. Communicatrice dans le verbe et dans l’action, elle a fait le choix de devenir travailleuse autonome, puis entrepreneure après son divorce il y a 4 ans. Elle dirige son entreprise CYR Rédaction-Traduction-Communication, entre deux brassées de lavage, de gestion des papiers, de devoirs scolaires et de folies avec ses enfants.

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