08
Nov
LOOV : pour aborder la sexualité
LOOV : pour aborder la sexualité

Je suis de celles qui souhaitent un retour des cours de sexualité dans les écoles. Toutes les écoles du Québec. En fait, par retour, je n’espère pas pour les étudiants, le même enseignement que j’ai reçu dans les années 90, lors de mon passage au secondaire. Si certains croient que j’ai eu la chance d’avoir des cours d’éducation sexuelle, je considère le mot chance un peu fort. Honnêtement, heureusement que j’avais d’autres sources d’informations, car c’était assez de base comme transfert de connaissances. J’espère mieux pour ceux qui sont en âge de découvrir leur sexualité.

Si éventuellement, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, décide vraiment de rendre les cours de sexualité obligatoires, je lui conseille fortement la lecture de Loov, une introduction à l’amour et à la sexualité pour les 9 à 12 ans, publié aux éditions de la Bagnole. Une très belle base pour mettre en place un programme complet et adapté à la réalité des jeunes québécois.

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Marie-Josée Cardinal m’a épatée avec ce carnet intime. Il y est question des différences biologiques claires et nettes entre les sexes masculins et féminins, mais l’on sort clairement du rose pour les filles et bleu pour les garçons. Des préjugés genrés dans ce livre, il n’y en a pas. J’ai particulièrement apprécié l’exercice « Déconstruits les stéréotypes ». Un vent de fraicheur, vraiment.

À lire aussi : Les garçons ont aussi le droit de pleurer

Il y a également une section destinée à ce sujet délicat, mais tellement nécessaire : les agressions sexuelles. L’importance du consentement y est clair et j’affectionne ce passage : « Non, peut-être ou je ne sais pas, ne veulent jamais dire oui. Seul oui veut dire oui ! » Ça ne peut pas être plus clair !

Si vous êtes mal à l’aise de discuter de sexualité avec votre enfant, je vous conseille fortement ce livre. Laissez-le dans sa chambre et, même si vous ne recevez pas un merci clair, je suis persuadée qu’il vous en sera reconnaissant éventuellement. Surtout lorsqu’il va découvrir l’application LOOV. En fait, il y en a deux. Une pour les 9 à 12 ans et l’autre pour les 12 à 14 ans. On y aborde tous les aspects de la sexualité à l’aide de mises en scène et de nombreuses rubriques interactives. Je vous encourage à visiter le site LOOV.ca.

Loov, que ce soit le carnet intime ou l’application, ce sont des indispensables, tout simplement.

Anecdote : Je faisais la lecture de Loov lorsque mon conjoint m’a demandé si j’apprenais quelque chose. Il se trouvait très drôle, mais oui, j’ai appris quelque chose. Savez-vous que 80 % des femmes ne portent pas la bonne grandeur de soutien-gorge ? À 35 ans, je savais mesurer la taille de mon buste, mais pas de mon bonnet. Maintenant, je sais. C’est tellement simple en plus ! Le secret est à la page 83 du livre. Je vous laisse le découvrir.

Bonne lecture !

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À propos de Nadia Lévesque

Mère de trois enfants, Nadia Lévesque s’est fait connaître grâce à ses textes traitant de l’autisme de sa fille Ariane. Son empathie et sa facilité à se glisser dans le cœur des parents vivant la différence de leur enfant ont permis à plusieurs de ses textes de devenir viraux sur les réseaux sociaux. Femme de cœur et de tête à la fois, cette maman est maintenant connue pour ses opinions bien assumées et ses prises de position.

Commentaires

  1. Lucie

    Je ne suis pas d’accord avec vous. Les pages « les avantages d’être une fille » et « les avantages d’être un garçon » comportent de gros préjugés genrés. Pouvoir magasiner des soutien-gorge, un avantage d’être une fille? Ne pas se poser la question entre porter une jupe ou un pantalon, un avantage masculin? Je n’arrive pas à croire qu’on ait publié ça au Québec en 2017. En plus, au 10e avantage de chaque genre, on propose les mêmes carrières (champion(nes) ou scientifiques) aux deux genres, ce qui revient à proposer des métiers non-traditionnels aux filles mais des métiers traditionnels aux gars. Pour ma part, je vais trouver un autre livre pour mes enfants. Celui-là aura au moins eu le mérite d’amorcer une discussion sur les préjugés. Mes fils de 7 et 10 ans ont trouvé ces pages hilarantes tellement elles sont ridicules! (Moi, je n’ai pas ri, ça me décourageait.)

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