27
Mai
Accoucher comme à la guerre
Accoucher comme à la guerre

Flashbacks, cauchemars et pensées obsessives. Accoucher peut être si négatif que la mère présente tous les symptômes… du syndrome de stress post-traumatique. Le même choc nerveux qu’on associe généralement aux militaires de retour de mission.

Il y a un an, Valérie (nom fictif) donnait naissance à son fils par césarienne. Elle garde un souvenir très amer de cette journée, qui devait pourtant être le plus beau jour de sa vie. « Je n’arrivais pas à dormir parce que je pensais à ce que j’aurais pu changer, les décisions que j’aurais dû prendre, se souvient-elle lorsqu’elle évoque les premiers mois avec son bébé. Sur 24 heures, je pouvais penser à mon accouchement pendant une vingtaine d’heures. Le médecin et la psychologue m’ont parlé de syndrome de stress post-traumatique causé par la césarienne et l’accouchement. »

Les souvenirs entourant sa césarienne sont noirs. « J’ai dit à mon conjoint d’aller rejoindre le bébé, et je me suis retrouvée toute seule sur la table d’opération.

- partenaire -

J’étais ouverte sur la table, j’avais peur. Personne ne me parlait, ne me rassurait. Je me sentais comme un bout de viande dans une boucherie.

Je ne disais pas un mot, j’essayais de voir mon fils… mais je n’avais pas mes lunettes. Je ne voyais rien. Des larmes me roulaient sur les joues tandis que je regardais le plafond. Cinq minutes se sont écoulées avant qu’une infirmière vienne me demander si ça allait… Je lui ai dit que je me sentais seule. Elle m’a essuyé les joues. Elle m’a dit « Ça va aller » et elle est partie. Elle n’est pas restée longtemps à mes côtés, mais sa présence m’a un peu réconforté. »

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À propos de Mariève Paradis

Éditrice et cofondatrice, Mariève est journaliste indépendante depuis 2005. Elle travaille sur plusieurs plateformes (web, magazines, hebdomadaires, radio et télévision). Elle cumule deux prix en journalisme, la Bourse Fernand-Seguin en vulgarisation scientifique et la Bourse en journalisme des Instituts de recherche en santé du Canada qui lui a permis de faire des reportages au Nunavik et au Groenland en 2012.