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Le déjeuner en famille
Le déjeuner en famille

Des céréales, une soupe, un manakish… Le premier repas de la journée varie d’une famille à l’autre, en fonction des origines, de la culture et des habitudes de chacun. Quatre familles se sont prêtées au jeu et nous ont fait découvrir ce qu’elles servaient à leurs enfants le matin.

Le déjeuner en famille québécoise

Depuis qu’ils ont deux enfants, Paule Lespérance, étudiante à la maitrise, et Gaël Morin, avocat, déjeunent de bonne heure. Charlotte, leur petite dernière de trois ans se réveille généralement vers 6h la semaine, comme la fin de semaine. Alors, petit à petit, l’heure du déjeuner s’est avancée. Les brunchs avec les amis, eux, se sont espacés. « On en fait moins depuis qu’on a les enfants », explique Gaël. Les patates, le bacon et les fèves au lard se font donc plus rares à la maison.

La semaine, parce qu’ils ont peu de temps, Gaël, Paule et Émile, leur fils de 4 ans, déjeunent généralement des toasts. Croissants et chocolatines sont aussi rentrés dans les habitudes de la famille, depuis qu’une boulangerie a ouvert ses portes à quelques pas de chez eux.

Le déjeuner en famille libanaise

Le grand déjeuner libanais demande de la préparation. Ce vendredi 4 août, Mariam cuisine en compagnie de sa fille aînée, Zeinab.

Mariam a quitté le Liban avec son mari et Zeinab au début des années 1990, pour fuir la guerre qui y faisait rage. C’est à Montréal que la famille a trouvé refuge.

Zeinab, qui n’était qu’une enfant lorsqu’elle est arrivée à Montréal, a aujourd’hui 31 ans. Professeure de français, elle vit Ottawa avec son époux et ses deux enfants.

Cette semaine, elle est venue rendre visite à sa mère. Depuis que la plupart de ses enfants ont quitté la maison, Mariam ne cuisine plus autant. « Avant, quand nous étions tous à la maison, on faisait le grand déjeuner tout le temps. Maintenant qu’il n’y a plus mon frère, on le fait trois-quatre fois par mois », raconte Zeinab.

Il faut dire que la préparation des manakish est longue. Le manakish est une pâte qui ressemble à celle utilisée pour la pizza libanaise ou encore le pain. « Au Liban, on les achète généralement dans la rue », explique Zeinab. « On amène seulement la garniture dans le restaurant et on te le prépare. »

Le déjeuner en famille à la mexicaine

Les déjeuners commencent souvent avant 8 heures chez Oscar Ocelotl Aguirre et Caroline Williams. Ils sont rythmés par les réveils de Maya, leur fille de 3 ans. Originaire du Mexique, Oscar Ocelotl Aguirre est arrivé pour la première fois au Canada en 1997. En 2003, il a déménagé au pays de façon permanente, avant de rencontrer Caroline Williams un an plus tard.

Née en Ontario, Caroline a aussi vécu en France et en Tunisie avec ses parents, lorsqu’elle était plus jeune.

Mexique, Thaïlande, France, Tunisie, Canada… les déjeuners sont à l’image de leurs expériences et voyages : un mélange de différentes cultures.

La famille a par exemple adopté les croissants et chocolatines. « J’imagine que c’est l’influence montréalaise », explique Oscar Ocelotl Aguirre. « Et c’est vrai que nous aimons les sucreries dans la famille », ajoute-t-il.

Ce samedi 15 juillet, on cuisine à la mode mexicaine : papaye, quésadillas et œufs brouillés.

Le déjeuner en famille chinoise

En Chine, le déjeuner varie chaque matin. Ce dimanche 23 juillet, Liying Zhang le prépare en compagnie de ses deux enfants Guangzhi et Guangwei Li. Liying Zhang est arrivée au Québec en 1993 avec leur fils, pour rejoindre son époux Shenwen Li, venu étudier à Laval un an plus tôt. Liying Zhang et Shenwen Li sont restés très attachés à leurs racines. Titulaire d’un doctorat, Shenwen Li est aujourd’hui professeur et directeur du Centre d’études Québec-Chine à l’Université de Laval. Liying Zhang a, elle, mis toute son énergie dans la fondation de Kuihua, une école de langue et de culture chinoise qu’elle a lancée en 2002.

Depuis 1993, la famille s’est agrandie. Dominique Guangzhi, 18 ans, et Isabelle Guangwei, 11 ans sont tous les deux nés au Québec. Ils ont d’ailleurs deux noms, un Français et un Chinois.

À la maison tout le monde participe à la préparation du déjeuner. Leurs enfants adorent cuisiner.  « Quand mon grand, qui vit à Montréal, revient à Québec, il me dit « je veux un déjeuner chinois » », s’amuse Liying Zhang.

Le contenu du déjeuner dépend de la région, mais il reste toujours très conséquent « parce que les gens se lèvent très tôt », explique-t-elle. Le nord du pays met de l’avant les crêpes, au sud on préfère le riz, les légumes et la viande. À l’opposé des habitudes nord-américaines, le déjeuner se prend rarement à la maison. « En Chine, le matin, on l’achète souvent dans la rue », raconte Liying Zhang. « Ça ne coute presque rien.»

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