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Avr
Édito: Pour la génération future
Édito: Pour la génération future

J’ai grandi là où le fleuve devient mer et j’en ai un attachement profond. La nature que nous léguons à nos enfants est-elle déjà malade? Dans quel monde vivra la génération future ?

Je me souviens en deuxième année du primaire, mon enseignante nous avait demandé d’imaginer l’an 2001. Le dessin que j’avais réalisé était troublant… Les gens avaient des masques à oxygène, les enfants vivaient dans des bulles pour éviter la pollution. J’étais plus que conscientisée aux conséquences des gaz à effet de serre.

En cinquième année, je faisais partie d’une pièce de théâtre qui parlait d’environnement. Je jouais le rôle de la police des déchets. Celle qui arrêtait les gens qui laissaient trainer leurs rebuts ou qui jeter des produits recyclables dans les sites d’enfouissement.

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Que s’est-il passé?

Devenue adulte, j’ai perdu ce sentiment d’urgence de sauver la planète. Nous avons deux voitures, nous vivons en banlieue. Nous avons même utilisé des couches jetables pour nos enfants. Par contre, nous recyclons tout ce que nous pouvons. Nous compostons du mieux possible. Nous tentons de limiter les déchets que notre famille produit.

Je tente de faire des efforts. Et j’ai l’impression que ce n’est jamais assez… La culpabilité s’immisce parfois. Surtout en voyant les grands titres sur les changements climatiques. Que pouvons-nous faire de plus? Où est passée la flamme pour sauver la planète qui était bien présente dans mon coeur de petite fille?

Loin de me déculpabiliser ou de rejeter le problème hors de ma cour, je me questionne toutefois sur la limite des gestes individuels.

Des changements collectifs pour la génération future

Acheter, c’est voter qu’on dit. Ce n’est pas qu’individuel, d’ailleurs. Notre prise de conscience doit être collective. Chaque petit geste compte, mais les plus significatifs ne sont-ils pas ceux des entreprises ?

Une famille peut bien décider d’arrêter d’acheter des produits suremballés à l’épicerie, ces produits restent tout de même disponibles ! Ne devrions pas éliminer les emballages, comme on tente d’éliminer les sacs de plastique dans tous les commerces ? D’ailleurs, certains pays d’Europe ont banni les sacs de plastique il y a bien longtemps! Bonne chance pour faire votre épicerie en Allemagne sans vos sacs recyclables!

Sachant que les pesticides peuvent avoir un impact important sur la santé, ne devrions-nous pas tenter de les éliminer à la source, dans les centres jardins ?

J’avoue que changer nos habitudes demande du temps, de l’énergie… L’humain n’aime pas le changement. La course du quotidien ne nous permet pas toujours de changer comme on le voudrait. On tombe dans la facilité, pour se donner une chance de souffler. Et on essaie de se convaincre qu’on fait notre possible pour limiter les dégâts. Devrions-nous penser à une conciliation famille-environnement-travail ? Ça commence à faire beaucoup sur les épaules individuelles des familles…

L’action citoyenne

Pendant ce temps, des parents souhaitent des changements. Ils demandent, exigent des réponses pour limiter la pollution de proximité. Écouter leur voix me donne l’envie de faire un effort supplémentaire. De prendre la peine de me battre pour nos enfants, pour la génération future.

En ce mois de la Terre, Planète F souhaite vous faire réfléchir sur l’environnement, la pollution et son impact sur nos familles. Bonne réflexion!

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À propos de Mariève Paradis

Éditrice et cofondatrice, Mariève est journaliste indépendante depuis 2005. Elle travaille sur plusieurs plateformes (web, magazines, hebdomadaires, radio et télévision). Elle cumule deux prix en journalisme, la Bourse Fernand-Seguin en vulgarisation scientifique et la Bourse en journalisme des Instituts de recherche en santé du Canada qui lui a permis de faire des reportages au Nunavik et au Groenland en 2012.

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