05
Mai
Familles LGBT : au delà des mythes
Familles LGBT : au delà des mythes

Il y a pas si longtemps, au Québec, l’homosexualité ne s’accordait pas avec la possibilité d’avoir des enfants. En quelques décennies, l’homoparentalité est devenu de plus en plus accepté dans la province. Quoiqu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour détruire les idées préconçues et les préjugés. Entrevue avec Mona Greenbaum, directrice générale de la Coalition des familles lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT).

 

Planète F: Quels sont les mythes les plus persistants concernant les familles LGBT, encore aujourd’hui ?

Mona Greenbaum: Le premier, c’est qu’il n’y a pas de recherche sur ces familles-là. Et puis, que c’est comme de l’expérience sociale ! On entend que les enfants vont avoir des problèmes dans le développement de leur identité, que les parents (je pense surtout aux hommes gais) ont une vie sexuelle débridée, que ça ne sera donc pas une bonne atmosphère pour les enfants. C’est tout faux.

Un des mythes qui est exploré dans le chapitre du livre Familles LGBT le guide, c’est la pédophilie. On ne va pas rencontrer des gens qui vont dire que les gais sont des pédophiles, mais j’ai rencontré beaucoup de personnes qui m’ont dit : « hum, de laisser mes enfants à un party, à une fête avec un enfant qui a 2 papas gais, je suis un peu mal à l’aise. » Ces gars-là ne sont pas potentiellement des pédophiles, mais pourquoi est-ce qu’on a cette réticence de laisser nos enfants ? Est-ce que nos enfants seront en sécurité ? L’homophobie existe toujours, mais c’est devenu insidieux, un peu. C’est plus subtil.

Planète F: Donc, on sait beaucoup de choses sur les familles LGBT. Est-ce qu’on a réussi à détruire des mythes, notamment avec la recherche ?

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À propos de Mariève Paradis

Éditrice et cofondatrice, Mariève est journaliste indépendante depuis 2005. Elle travaille sur plusieurs plateformes (web, magazines, hebdomadaires, radio et télévision). Elle cumule deux prix en journalisme, la Bourse Fernand-Seguin en vulgarisation scientifique et la Bourse en journalisme des Instituts de recherche en santé du Canada qui lui a permis de faire des reportages au Nunavik et au Groenland en 2012.