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Fév
La performance vue par… un papa olympien
La performance vue par… un papa olympien

Olympien aux Jeux de Sidney en 2000 aux épreuves de canot, Maxime Boilard est maintenant entrepreneur et père de deux enfants âgés de quatre et six ans.

Il a fondé la Maison des Champions : ce programme aide les anciens athlètes de haut niveau à retrouver une vie en dehors du sport. « Parce que prendre sa retraite du sport d’élite quand ça fait 10, 15, 20 ans que le sport dicte tes horaires, c’est une panoplie de deuils à vivre, fait remarquer l’ex-champion. Il faut apprendre à ne plus s’identifier uniquement à un sport, à trouver une identité au-delà de nos performances sportives. »

On a discuté avec ce sportif pour parler de performance, de réussite… et de parentalité.

Planète F : En quoi la performance est-elle importante dans ta vie?

Maxime Boilard : Je la lie à l’épanouissement et l’accomplissement de qui on est et qui on peut être. Le désir de performer, c’est quand c’est pris sous l’angle qui est sain. C’est quand on se réalise à travers ça. Ça permet de repousser nos limites. Cette expérience de réaliser quelque chose que tu n’étais pas sûr d’être capable d’accomplir, ça génère de la joie. Ce sont de beaux moments.

Planète F : Comment perçois-tu la distinction entre performance, persévérance et acharnement?

Maxime Boilard : La persévérance, c’est quand la performance me sert. Cependant, c’est une relation qui n’est pas toujours harmonieuse. Des fois, tu peux avoir l’impression d’être pris dans une dynamique où c’est toi qui cherches à servir la performance. Et là, tu valorises le bout que tu ne contrôles pas ou tu le fais pour satisfaire les attentes d’autres personnes au lieu de tes propres attentes. Là, il n’y a plus de plaisir. Ça ne contribue plus au bonheur. C’est une forme d’asservissement.

Est-ce que c’est encore sain, est-ce que c’est encore bon quand tu es rendu à l’acharnement ? Je pense qu’on devrait apprendre davantage à renoncer. On a peur de comment on est perçu si on se désengage. Mais, à mon avis, se désengager ou cesser une activité qui ne nous satisfait plus, qui ne nous permet plus de nous épanouir, c’est noble. Mais on a peur d’être perçu comme quelqu’un qui lâche. Mais lâcher, c’est correct, si ça a plus de sens.

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À propos de Mariève Paradis

Éditrice et cofondatrice, Mariève est journaliste indépendante depuis 2005. Elle travaille sur plusieurs plateformes (web, magazines, hebdomadaires, radio et télévision). Elle cumule deux prix en journalisme, la Bourse Fernand-Seguin en vulgarisation scientifique et la Bourse en journalisme des Instituts de recherche en santé du Canada qui lui a permis de faire des reportages au Nunavik et au Groenland en 2012.