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Vaccination anti-VPH : après les filles, les garçons
Vaccination anti-VPH : après les filles, les garçons

 

En décembre 2015, le ministère de la Santé et des Services sociaux incluait les garçons dans le Programme de vaccination gratuite contre les virus du papillome humain (VPH). Pris entre deux feux, de nombreux parents ne savent toujours pas s’ils doivent faire vacciner leurs enfants ou non.

Quelques mois auparavant, trois chercheuses et professeures des universités Concordia et McGill lançaient un Appel urgent à un moratoire sur la vaccination contre les VPH dans une lettre ouverte publiée dans Le Devoir. Entre l’avis du médecin, les publicités faisant la promotion du Gardasil® à la télévision et les regroupements de personnes se disant victimes de « traumas extrêmes » sur les réseaux sociaux, le vaccin anti-VPH demeure un sujet de controverse.

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« Les gens ont tort de penser que nous n’avons pas toutes les preuves scientifiques nécessaires démontrant la sécurité du vaccin anti-VPH. Il s’agit potentiellement du vaccin le plus sécuritaire de l’histoire de la médecine », lance avec assurance le docteur Edouardo Franco, directeur du département d’oncologie et professeur à l’Université McGill.

En même temps, il n’existe pas d’interventions médicales sans aucun danger, explique le Dr Franco, qui insiste sur le fait que les conséquences graves reliées à la vaccination sont extrêmement rares. « Si l’on prend l’exemple de la poliomyélite, le vaccin était autrefois fabriqué à partir du micro-organisme vivant atténué. C’était alors possible qu’il cause la maladie. Le vaccin anti-VPH n’est pas fabriqué à partir du micro-organisme vivant atténué. Il l’est plutôt à partir des protéines qui viennent stimuler le système immunitaire afin de protéger l’individu vacciné contre le virus. Il n’y a rien dans le vaccin qui peut causer la maladie », ajoute l’expert.

Pourquoi vacciner juste les filles au départ ?

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À propos de Marie-Eve Cloutier

Malgré une formation en biologie, Marie-Eve Cloutier n’a jamais travaillé dans un laboratoire. Passionnée par la communication, elle s’est plutôt tournée immédiatement vers le journalisme qu’elle pratique maintenant depuis 5 ans. En tant que pigiste, elle vulgarise la science avec l’Agence Science-Presse, touche à tous les sujets à l’échelle hyperlocale lorsqu’elle collabore avec Le Journal de Mercier-Est sur Pamplemousse.ca, en plus de faire des chroniques hebdomadaires sur l’environnement à l’émission Libre-service, sur MATv Montréal. Marie-Eve n’a peut-être pas encore d’enfant, mais elle s’intéresse grandement aux enjeux reliés à la famille et à l’éducation, idée d’être prête le moment venu!