25
Sep
Enfants autochtones déracinés, DPJ coincée
Enfants autochtones déracinés, DPJ coincée

Trop d’enfants autochtones sont placés trop rapidement, trop loin et trop longtemps. Et la situation inquiète des membres des communautés autochtones. Est-il possible de protéger ces enfants sans mettre leur culture en péril? Un dilemme de taille pour la Direction de la protection de la jeunesse.

 

En novembre 2013, un groupe de grands-parents de la communauté algonquine de Lac-Simon, en Abitibi, prend les grands moyens. Dépassés par les décisions de placements de la protection de la jeunesse, ils érigent, pendant près d’une semaine, un blocus à l’entrée de leur communauté et empêchent les employés du Centre jeunesse d’entrer. « Le but de la manifestation, ce n’est pas de sortir les services sociaux de Lac-Simon demain matin. C’est d’arrêter ce qu’ils font vivre à nos membres », déclarait à ce moment Micheline Anichinapéo, aînée de la communauté.

- partenaire -

« Oui, nous vivons des problématiques de consommation et de violence. Mais la communauté se prend en main. »

Micheline Anichinapéo, aînée de la communauté algonquine de Lac-Simon

Depuis 2010, le taux de placements des enfants de la communauté de Lac-Simon est passé de 149 placements par 1000 habitants à 166. À titre de comparaison, au 31 mars 2014, ce taux se situait en moyenne à 14 placements par 1000 habitants, pour l’ensemble des territoires desservis par le Centre jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue, populations autochtones et non-autochtones confondues.

Réservé aux abonnés!

La suite de cet article est réservé aux abonnés. Procurez-vous un abonnement et accédez à tout le contenu du magazine dès maintenant!

Également sur Planète F
« Dans leurs yeux », une histoire de résilience Voir le Québec à travers les yeux d’un réfugié syrien de 8 ans, c’est ce qu’a voulu faire Samy-Jade Bélanger Plante, réalisatrice du film documentaire...
L’appel de la rue   En février 2016, une vague de fugues au Centre jeunesse de Laval faisait la Une de tous les médias de la province, dévoilant la pointe de l’ic...
Planète Famille : découvertes de la semaine du 5 février Que se passe-t-il sur la Planète Famille cette semaine? Du rose pour les garçons, du bénévolat en famille, des hommes qui gèrent la maternité, ibuprof...
Ces parents qui ne vaccinent pas   Ignorants, fanatiques religieux, égoïstes… Les médias malmènent souvent les parents qui ne vaccinent pas leurs enfants. Pourtant, ils sont gén...
Placer des familles… en foyer d’accueil Dans un petit village d’Alsace, dans le nord-est de la France, le foyer du Freihof accueille, depuis le début des années 1990, des familles entières. ...
Le rôle des parents dans les stéréotypes de genres Une étude, menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Harvard, prouve que les stéréotypes de genres ne sont pas spontanés chez l’enfant. Il...

À propos de Émélie Rivard-Boudreau

Émélie Rivard-Boudreau est journaliste pigiste basée à Val-d’Or, en Abitibi. Elle travaille régulièrement pour la radio de Radio-Canada, le journal agricole La Terre de chez nous et aux bimestriels Bières et Plaisirs et Sacrés Gourmands. Elle a également été amenée à écrire pour la Gazette des femmes et Coup de pouce. Sa situation géographique l’amène fréquemment à couvrir des sujets en lien avec le domaine minier, les communautés autochtones et les régions éloignées.