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Sep
Enfants autochtones déracinés, DPJ coincée
Enfants autochtones déracinés, DPJ coincée

Trop d’enfants autochtones sont placés trop rapidement, trop loin et trop longtemps. Et la situation inquiète des membres des communautés autochtones. Est-il possible de protéger ces enfants sans mettre leur culture en péril? Un dilemme de taille pour la Direction de la protection de la jeunesse.

 

En novembre 2013, un groupe de grands-parents de la communauté algonquine de Lac-Simon, en Abitibi, prend les grands moyens. Dépassés par les décisions de placements de la protection de la jeunesse, ils érigent, pendant près d’une semaine, un blocus à l’entrée de leur communauté et empêchent les employés du Centre jeunesse d’entrer. « Le but de la manifestation, ce n’est pas de sortir les services sociaux de Lac-Simon demain matin. C’est d’arrêter ce qu’ils font vivre à nos membres », déclarait à ce moment Micheline Anichinapéo, aînée de la communauté.

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« Oui, nous vivons des problématiques de consommation et de violence. Mais la communauté se prend en main. »

Micheline Anichinapéo, aînée de la communauté algonquine de Lac-Simon

Depuis 2010, le taux de placements des enfants de la communauté de Lac-Simon est passé de 149 placements par 1000 habitants à 166. À titre de comparaison, au 31 mars 2014, ce taux se situait en moyenne à 14 placements par 1000 habitants, pour l’ensemble des territoires desservis par le Centre jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue, populations autochtones et non-autochtones confondues.

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À propos de Émélie Rivard-Boudreau

Émélie Rivard-Boudreau est journaliste pigiste basée à Val-d’Or, en Abitibi. Elle travaille régulièrement pour la radio de Radio-Canada, le journal agricole La Terre de chez nous et aux bimestriels Bières et Plaisirs et Sacrés Gourmands. Elle a également été amenée à écrire pour la Gazette des femmes et Coup de pouce. Sa situation géographique l’amène fréquemment à couvrir des sujets en lien avec le domaine minier, les communautés autochtones et les régions éloignées.